Archive pour accouchement

Quand les obstétriciens s’attaquent aux droits civils des femmes enceintes

ça vient tout droit du Huffington Post
Refuser une césarienne peut vous dépouiller de vos droits parentaux au New Jersey. Ce fut le cas d’un couple qui a refusé de se soumettre à cette intervention non-nécessaire : Le bébé est né par voie basse, sans aucun problème…

Suite au refus de la césarienne, les services sociaux de l’hôpital ont été alertés, le bébé a été privé du contact avec ses parents et le juge en charge de l’affaire a même consenti à l’assignation d’une famille d’accueil.

Cette affaire pose aussi des questions dont on ne peut pas faire l’économie : en invoquant les droits du foetus et en les faisant primer sur le droit de la mère à refuser une intervention.

Effrayant : séparer un nouveau-né de ses parents parce que la mère a été “rebelle” et “combative” durant le travail et qu’elle a refusé une intervention abusive…

La toute puissance obstétricale et légale en toute sa splendeur…

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Quand un élu flamand se préoccupe de l’AAD…

Louis Ide, sénateur flamand depuis 2007 et indépendant (quoique ancien dirigeant de la NVA) a déposé une question écrite qui vise à évaluer (?) les % d’accouchements à domicile en Flandre, Wallonie et à BXL.

La voici (il s’agit de la question écrite n° 4-2307):
“Cette question reprend la question écrite n°4-277 et demande des informations complémentaires.

…..

La thèse de doctorat de la sociologue Wendy Christiaens (UGent) compare les données relatives aux accouchements en Flandre et aux Pays-Bas. Il apparaît que les femmes sont davantage satisfaites de leur accouchement en Flandre qu’aux Pays-Bas. Aux Pays-Bas, les accouchements à domicile sont beaucoup plus fréquents qu’en Flandre et on y pratique moins l’analgésie épidurale et la césarienne.

Afin d’avoir un aperçu de la situation en Belgique, j’aimerais obtenir une réponse aux questions suivantes. C’est intéressant pour l’avenir, par exemple afin de pouvoir répondre aux besoins, en matière de soins à domicile, des mères qui viennent d’accoucher.

En Flandre, quel est le pourcentage de femmes enceintes qui ont choisi d’accoucher à domicile en 2004, 2005, 2006, 2007 et durant le premier semestre 2008 ? Combien d’accouchements ont-ils été pratiqués par une sage-femme, un médecin généraliste ou un gynécologue ? Dans combien de cas s’agissait-il d’un deuxième accouchement ?

Toujours pour la Flandre, quel est le pourcentage de femmes enceintes qui ont accouché à l’hôpital en 2004, 2005, 2006, 2007 et durant le premier semestre 2008, et combien d’accouchements ont-ils été pratiqués par une sage-femme, un médecin généraliste ou un gynécologue ?

En Wallonie, quel est le pourcentage de femmes enceintes qui ont choisi d’accoucher à domicile en 2004, 2005, 2006, 2007 et durant le premier semestre 2008 ? Combien d’accouchements ont-ils été pratiqués par une sage-femme, un médecin généraliste ou un gynécologue ? Dans combien de cas s’agissait-il d’un deuxième accouchement ?

Toujours pour la Wallonie, quel est le pourcentage de femmes enceintes qui ont accouché à l’hôpital en 2004, 2005, 2006, 2007 et durant le premier semestre 2008 et combien d’accouchements ont-ils été pratiqués par une sage-femme, un médecin généraliste ou un gynécologue ?

À Bruxelles, quel est le pourcentage de femmes enceintes qui ont choisi d’accoucher à domicile en 2004, 2005, 2006, 2007 et durant le premier semestre 2008 ? Combien d’accouchements ont-ils été pratiqués par une sage-femme, un médecin généraliste ou un gynécologue ? Dans combien de cas s’agissait-il d’un deuxième accouchement ?

Toujours pour Bruxelles, quel est le pourcentage de femmes enceintes qui ont accouché à l’hôpital en 2004, 2005, 2006, 2007 et durant le premier semestre 2008 et combien d’accouchements ont-ils été pratiqués par une sage-femme, un médecin généraliste ou un gynécologue ?

En Flandre, pour combien d’accouchements (en chiffres absolus et en pourcentage) a-t-on pratiqué une analgésie épidurale en 2004, 2005, 2006, 2007 et durant le premier semestre 2008 ?

En Wallonie, pour combien d’accouchements (en chiffres absolus et en pourcentage) a-t-on pratiqué une analgésie épidurale en 2004, 2005, 2006, 2007 et durant le premier semestre 2008 ?

À Bruxelles, pour combien d’accouchements (en chiffres absolus et en pourcentage) a-t-on pratiqué une analgésie épidurale en 2004, 2005, 2006, 2007 et durant le premier semestre 2008 ?

En Flandre, pour combien d’accouchements (en chiffres absolus et en pourcentage) une césarienne s’est-elle avérée nécessaire en 2004, 2005, 2006, 2007 et durant le premier semestre 2008 ?

En Wallonie, pour combien d’accouchements (en chiffres absolus et en pourcentage) une césarienne s’est-elle avérée nécessaire en 2004, 2005, 2006, 2007 et durant le premier semestre 2008 ?

À Bruxelles, pour combien d’accouchements (en chiffres absolus et en pourcentage) une césarienne s’est-elle avérée nécessaire en 2004, 2005, 2006, 2007 et durant le premier semestre 2008 ?”

Voilà une question intéressante!!!! Merci Monsieur Ide… nous allons suivre de près ceci… Surtout que la réponse publié est malheureusement lacunaire… La voici :

“Les accouchements sont repris dans la nomenclature à l’article 9 a) § 4 pour les accoucheuses, à l’article 9 b) pour les médecins autres que spécialistes en obstétrique et à l’article 9 c) pour les médecins spécialistes en gynécologie et obstétrique.

Les tableaux en annexes (1) fournissent, selon les données pour 2006, 2007 ou pour les premiers semestres 2007 et 2008 une ventilation complète des dépenses et du nombre de cas par région pour l’ensemble des codes ambulants et hospitalisés relatifs aux accouchements réalisés par des accoucheuses et des médecins. Pour 2004 et 2005, la ventilation par région n’étant pas encore disponible, seuls les totaux, sans ventilation régionale, sont repris.

La nomenclature relative aux accouchements effectués par des accoucheuses fait une distinction entre les accouchements survenus à domicile, en hôpital de jour et en milieu hospitalier. L’information se retrouve donc dans les tableaux annexés. Cette distinction n’existe toutefois pas au niveau de la nomenclature pour les accouchements réalisés par des médecins, ce qui explique qu’elle ne figure pas dans les tableaux en annexes.

Par ailleurs, les données disponibles ne permettent pas de savoir combien de cas concernent un deuxième accouchement.

Le nombre d’accouchements ayant nécessité une anesthésie épidurale est impossible à déterminer dans la mesure où la nomenclature relative à l’anesthésie (article 12 § 1 b) n’opère pas la distinction entre l’anesthésie générale, rachidienne ou épidurale.

J’attire vivement votre attention sur le fait que tous les chiffres fournis en annexe sont des données comptables et que la répartition régionale se base sur le domicile du patient.

(1) Les données demandées par l’honorable membre lui ont été transmises directement. Étant donné leur nature, elles ne sont pas publiées, mais elles peuvent être consultées au greffe du Sénat.”

Pourquoi ces données ne sont pas publiées? Quelle est leur nature? Est-ce que l’accès au greffe du Sénat est libre à tous? comment on s’y prend???

Si vous avez des idées, n’hésitez pas à poster un commentaire!

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Accouchement à domicile vs. accouchement à l’hôpital : le mythe de la sécurité

On dirait que toutes les sociétés sont construites sur base de violences multiples, institutionnalisées et apparemment généralisées : la domination des plus vieux sur les plus jeunes, des homme sur les femmes, des experts sur les profanes, les riches sur les pauvres, etc.

Peu d’événements incarnent si bien cette multiple domination comme la naissance des êtres humains. Ce qui pourrait sembler normal puisque dès que le bébé apparaît, la société souhaite lui imprimer sa marque, le domestiquer, le séparer de la fusion avec le corps maternel. Ordonner le chaos.

Dans les sociétés « traditionnelles », les rites visent à inscrire le nouveau membre dans leur filiation, à chasser les mauvais esprits, à le protéger des forces surnaturelles et d’autres agents morbides, selon la cosmogonie propre de la société en question.

Dans nos sociétés, les bébés naissent sur l’autel de la science. On nous consacre, avant même que nous respirions, au dieu de la technologie. Échographies pour détecter des malformations et maladies, examens et diagnostics, mesures et analyse. Les rites de la naissance dans les hôpitaux nous confortent dans la croyance que nous pouvons tout contrôler et que ce contrôle est bon pour nous.

Sans ignorer les bénéfices indéniables des avances scientifiques pour détecter et traiter des pathologies liées à la gestation, à l’accouchement et au postpartum, il convient de se demander quelle est leur place. Est-il indispensable de faire un test de glucose à toutes les femmes enceintes ? D’appliquer des hormones synthétiques à toutes les parturientes qui tardent à dilater ? Utiliser un monitoring continu pendant des heures apporte-il une information réellement indispensable ou augmente seulement les risques de souffrance fœtale ?

Voilà les questions que l’institution hospitalière ne peut pas se poser jusqu’aux dernières conséquences. L’hôpital est une institution totalisante, uniformisante, homogénéisante. Les institutions comme les hôpitaux ont une logique de rentabilité et d’efficacité. Elles sont destinées à une prise en charge industrielle. L’homme doit s’adapter à la technique, la technique ne peut pas s’adapter à la infinie diversité humaine.

Gestion du personnel, gestion du matériel, gestion des espaces, gestion des risques, administration des coûts… voilà les logiques hospitalières.

Voici la logique de la société post-industrielle. Voici la logique violente que l’hôpital inscrit dans nos corps de femmes donnant la vie et dans les premières heures de vie de nos enfants. Cette violence est nécessaire quand un danger plus grand nous oblige à avoir recours à la science et à la technique pour faire face à un problème suffisamment grand, qui justifie de nous soumettre à ces logiques déshumanisantes. Recourir à la science quand la vie a besoin d’une véritable aide et ne pas lui abandonner notre corps et nos affects.

Rester à la maison tant que la vie se suffit à elle même nous garantit la sécurité qui découle du fait d’être respectées. Partir à l’hôpital quand la vie se gâte pour chercher ce qu’elle a perdu et, surtout,… s’approprier le pouvoir de savoir quand la ligne entre les deux a été traversée (ou déléguer le pouvoir à une personne qui possède les outils pour savoir si on a traversé cette ligne, sage-femme, doula, médecin ou un/e autre qui le fait en respectant notre humanité).

“Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre… et tu finiras par perdre les deux!” T Jefferson

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Cesáreas innecesarias : la epidemia silenciosa.

Se considera que en menos de un 10% de partos la fisiología no basta para permitir que las cosas ocurran de manera segura para la madre y el bebé.

En estas excepciones, es necesaria una ayuda y, en muchos casos, esta ayuda toma la forma de una intervención quirúrgica : la cesárea.

Por qué entonces en algunos establecimientos la tasa de cesáreas sobrepasa el 80% de partos??? Por qué estas tasas elevadas ocurren en países en dónde precisamente los otros derechos sexuales y reproductivos de las mujeres son ignorados?

La cesárea es una cuestión de poder : es la encarnación del poder tecno-científico sobre el cuerpo de las mujeres. La materialización de las lógicas de una sociedad dehumanizada y concentrada en la eficacidad, en el control de los procesos biológicos y la lógica mercantil (un ginecólogo factura muchísmo más por una intervención quirúrgica que por la atención de un parto vaginal, fuera este natural o no).

En Holanda, el 30 % de los partos son en casa y la tasa de cesáreas es del 10% de los partos. El porcentaje de mujeres representantes en el parlamento holandés es de más del 40%.

En Brasil, la tasa de cesáreas rodeal el 30% y paralelamente, el porcentaje de mujeres presentes en el parlamento es de 9%.

Parir, una cuestión política? Sí señora!

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Seulement 4% d’accouchements ont lieu à domicile

Le CRIOC vient de publier une étude sur la maternité.

On y apprend, à travers un “échantillon aléatoire stratifié…” que la plupart de jeunes mamans est satisfaite de leur accouchement en maternité. Les critères?

- la disponibilité du personnel

- la modernité/propreté des locaux

- pouvoir recevoir des conseils pour nourrir son enfant

- conseils pratiques pour soigner bb

- possibilité de la présence du père lors de l’acc.

- conseils pour l’allaitement

- le confort des chambres

Il paraît que “seulement 4% d’entre elles, parmi les plus âgées, ont accouché à l’ancienne, à leur domicile.” Nous y voilà, l’amalgame est faite : “accouchement à domicile – plus âgées – à l’ancienne”.

A quand une étude COMPARATIVE???

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Solidarité transfrontalière et naissances sans frontières

Une information importante reçue par mail (merci Véronique!):

“Eudes Geisler est mère de 3 enfants. Son 1er enfant est né à l’hôpital, et elle a voulu que ses 2ème et 3ème enfants naissent dans des conditions moins médicales, plus humaines. L’idéal pour elle était de rester à la maison, mais l’accouchement à domicile n’est pratiqué par aucune sage-femme dans sa région.

Habitant la Moselle, elle a trouvé ce qu’elle cherchait pas très loin de chez elle, à Sarrebruck en Allemagne dans une maison de naissance. Cette structure extra-hospitalière, qui n’existe pas en France, lui permet d’être suivie tout au long de sa grossesse, et d’accoucher accompagnée par une sage-femme choisie.

Elle a donc fait à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Moselle une demande d’autorisation préalable qui lui a été refusée au motif que «les conditions d’accès et de mise en œuvre ne sont pas conformes à la législation française ».

Ayant épuisé les voies amiables, et sûre de son bon droit, elle entame une procédure judiciaire. Le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale la déboute le 7 janvier 2009 de son recours et la condamne à 100 euros d’amende pour « avoir voulu faire supporter par la communauté des assurés sociaux un choix de pure convenance personnelle. Un tel comportement n’est pas admissible ».

Les frais d’accouchement s’élèvent à 1046 euros alors qu’un accouchement à l’hôpital coûte en moyenne 3 fois plus à la collectivité. Ce montant étant faible, le jugement ne peut être contesté qu’en cassation.

A l’époque où la Commission des Communautés Européennes a adopté une proposition de directive visant à faciliter aux patients européens l’exercice de leurs droits en matière de soins de santé, la France peut-elle continuer à condamner une française qui demande le remboursement des soins qu’elle a reçus à 50 km de son domicile ?

Qu’en est-il du droit des femmes à disposer de leur corps et de l’enfantement comme elles veulent et là où elles le veulent, sans payer d’amende pour désobéissance ?

Qu’en est-il du droit des enfants à naître dans des conditions humaines, entourés de leur famille, à être accueillis par des gestes de tendresse, et non par des gestes médicaux de routine souvent inutiles et agressifs ?

Un collectif de personnes se sentant concernées par cette affaire s’organise, et des dons sont collectés. Grâce à la générosité de nombreux donateurs émus et souhaitant que l’action continue, une avocate est engagée, et le pourvoi en cassation est déposé dans les délais le 9 mars 2009.

Parallèlement à cette démarche, le CIANE écrit le 10 février 2009, pour lui soumettre le dossier, au directeur de la CNAMTS qui avait pris position en février 2008 pour le remboursement des soins obstétricaux des usagères des régions frontalières. Les lettres figurent aux adresses internet suivantes :

http://wiki.naissance.asso.fr/index.php/CianeLettreCNAMTSfev2008

http://wiki.naissance.asso.fr/index.php/CianeLettreCNAMTSfev2009

A ce jour, le directeur de la CNAMTS n’a pas encore répondu.

Dossier complet du collectif Naissance Sans Frontières à l’adresse internet :

http://wiki.naissance.asso.fr/index.php/NaissanceSansFrontieres”

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Informer, conseiller ou convaincre ? Les tribulations d’une activiste du libre choix maternel

Je suis née en tant que mère dans un certain état d’esprit. L’état d’esprit qui régnait en moi au moment où j’ai décidé d’avoir un enfant. Devenir mère a basculé ma vie, secoué mes certitudes et posé des dilemmes insolites dans ma vie. Ça a renforcé certaines tendances et nuancé d’autres. Devenir mère m’a radicalisé et m’a rendu plus ouverte.

Je suis devenue mère à la fin de ma vingtaine, à 28 ans exactement. J’ai tout de suite voulu « faire autrement »… par habitude. J’ai voulu accoucher autrement et élever mon enfant autrement… Autrement para rapport à quoi ? Et autrement pourquoi ?

Autrement par rapport à la « norme », parce que je me méfie énormément de la « norme ». Mais la « norme » reste une représentation par rapport à laquelle j’ai choisis de me positionner « autrement ». Cette norme, je pense qu’elle n’existe pas (et « si elle existait, il faudrait la détruire »), mais il y a bien un discours sur ce qui est normal. C’est face à ce discours sur ce qui est normal que j’ai me suis insurgée (mais déjà avant de vouloir un enfant…) et c’est par rapport à cette idée de la normalité que je me suis positionné « autrement ».

Mais, choisir de « sortir de la norme » oblige à faire des choix plus raisonnés et plus solidement argumentés (si cette sortie est un choix et ne découle pas d’une impossibilité de se plier). Ça oblige à s’informer d’avantage, à réfléchir d’avantage… ça permet de s’approprier d’une certaine connaissance, d’un certain savoir-faire et ça oblige aussi à produire un certain discours. Ça positionne d’une certaine manière, ça identifie.

Puis vient le moment où l’on s’identifie à d’autres comme soi et qu’on crée des liens avec ceux qui ont posé les mêmes actes, ceux qui se sont posés les mêmes questions… et puis vient le moment où l’on se sent dépositaire de quelque chose, acteur de quelque chose et que l’on voudrait partager avec ceux qu’on aime, avec ceux qu’on croit qui devraient nous suivre (puisque tout compte fait, on est d’accord sur d’autres points…)

Dans ce partage, la tentation d’adopter un discours normatif à partir de son point de vue est grande… La tentation de discréditer la norme l’est davantage… Comment partager sans tomber dans le prosélytisme ? Suis-je tombé dedans ? est-ce si mauvais que ça… ?

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“Révue de web” sur l’Accouchement à domicile

Voici quelques nouveautés sur la toile à propos de l’aad (en Belgique surtout!) :

les mutualités commencent à adapter leur services

on peu désormais louer du matériel spécifique pour l’aad

et il y a même une prime à la clé dans certraines assurances hospitalisation (je trouve ça maigre par rapport aux ENORMES réductions de frais que ça réprésente pour la collectivité… mais bon, c’est un début!)

comparez vous-même la différence de couts entre une accouchement à l’hôpital et un accouchement à domicile!!!

et petit à petit l’idée fait son chemin parmi les socialistes aussi

et même la région de Bruxelles capitale en parle plutôt positivement!!! (par contre, c’est faux qu’il n’y a pas de centre où accoucher dans l’eau à BXL! on peu accoucher dans l’eau à St Elisabeth! Et une maison de naissance va bientôt être ouverte dans la capitale!)

et un truc auquel je n’avais pas pensé : faire appel aux services de soins à domicile en cas de besoin d’un coup de main… bien vu!

et une affaire à suivre : le cd&v nva aa posé une question au sénat concernant l’évolution des % des accouchements à l’hôpital  et à domicile pendant les 5 dernières années (suite à l’apparition d’une thèse qui avance que les femmes sont plus satisfaites de leur accouchement en flandre qu’aux pays bas) affaire à suivre! j’avoue que je suis curieuse de voir où ça mène…

Mais il y a des trucs nuls aussi, je mets pas les liens pour ne pas leur faire de la pub (le ligueur, toujours aussi fermé donne, par exemple une info biaisée et fausse! )

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“Tout autre chose” sur l’accouchement à domicile! Enfin!

Félicitations Mme Cornil pour cette excellente émission et Félicitations aux sages-femmes qui ont été extras!!! Voici le podcast

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Quand Marianne incite à la consommation de produits industrialisés

Mon coup de gueule su Agoravox

A croire l’article paru dans Marianne, « Quand l’écologie renvoie les femmes à la maison », (également commenté sur NaturaVox) l’accouchement non-médicalisé, l’allaitement, l’utilisation des couches lavables et le refus de consommer des produits industrialisés seraient des pratiques dangereuses, voire déviantes. La promotion de celles-ci serait une sorte d’encouragement à la relégation de la femme dans la sphère reproductive, un retour en arrière.

Je suis convaincue que ces pratiques sont surtout une forme de résistance à un modèle relationnel individualiste et compétitif, où la qualité des rapports est évaluée à partir du point de vue de la performance et où il n’y pas de place pour le respect de notre écosystème.

D’après mon vécu de mère, de citoyenne et de féministe, ces choix parentaux sont complètement compatibles avec une vie “moderne” et, contrairement à ce que cet article prétend, ils encouragent une implication des hommes dans la sphère de la reproduction. Je rejoins tout à fait l’auteure de l’article dans sa conclusion : la répartition des tâches ménagères et des soins entre les sexes est inégalitaire. Mais de là à vouloir nous faire croire que le choix en matière de parentage soit le problème…

Les choix comme l’allaitement, le cododo, l’accouchement libre et l’utilisation des couches lavables visent à créer et maintenir un lien intense entre parents et enfants pour un épanouissement de tous les membres de la famille et dans le respect de l’environnement. Est-ce que cela implique nécessairement le « retour » de la femme au foyer ? Est-ce qu’elle en a été vraiment libérée avec l’arrivée des biberons, des petits pots et des couches jetables ?

En tant que mère, travailleuse et femme pratiquant ces choix, je suis aussi sensibilisée à un mode de consommation raisonné et raisonnable. Le respect de la nature est une priorité pour moi et inspire souvent mes préférences en matière d’éducation et de mode de relation avec mes enfants. Néanmoins, respect de la nature ne veut pas dire pour autant “naturalisation” de l’identité de genre. Il ne faudrait pas confondre le style de parentage que je défends, qui est basé sur l’empathie et le respect des sentiments et besoins de l’enfant avec un quelconque paradigme basé sur “l’instinct maternel”.

Personnellement, l’idée que l’on puisse prôner le fait de “suivre son instinct maternel” me semble une source inépuisable de culpabilisation des mères qui ne ressentent pas cet “instinct”. Je suis sûre que nous n’en ressentons pas. Nous l’apprenons et nous l’agissons… et nous sommes libres de le choisir.

Ma démarche est un choix conscient, réfléchi, orienté par la jouissance de la proximité avec l’autre en général et l’enfant en particulier. Il diffère, d’un autre style de parentage axé sur la performance et cette performance est mesurée en fonction du moindre impact sur la vie des adultes (moins de pleurs, moins de réveils nocturnes et, en général, moins de ‘contraintes’ sur le corps des parents, surtout de la mère) et est basé sur les croyances que l’on doit “apprendre l’autonomie” à un jeune enfant et que les soins à son égard doivent être reduits à leur strict minimum, coûte que coûte. On ne s’interroge pas sur qui fait les frais de cette économie de soins : les plus vulnérables, la plànète.

Ces choix émanent souvent d’une réflexion de la part de parents conscients, qui refusent d’ailleurs que ceux qui font partie de la sphère médicale ou psychanalytique se croient les seuls à jouir d’outils de réflexion et que les seules ressources existent dans la consommation de marchandises.

Comme pour toute pratique sociale, il est primordiale que les parents qui se sentent attirés par des alternatives puissent découvrir d’autres pratiques de parentage et de se les approprier. Les articles comme celui de Marianne, qui ne proposent rien en termes pratiques mais qui dénigrent des choix qui sont de plus en plus répandus, me semblent peu constructifs.

Je me dis mère insoumise car je refuse de me soumettre à une idée figée et normative de la maternité, de ce que je serais censée sentir ou faire en tant que mère et en tant que femme. Je veux tout simplement vivre cette expérience d’une manière épanouissante et durable et cela passe par une profonde remise en question de ce que la société attend des femmes et des modèles féminins qu’elle propose. Je ne me reconnais pas en la mère courage qui ne fait que ce que son enfant lui demande, lui exige… Je ne me reconnais pas non plus dans le modèle de la professionnelle carriériste pleine de succès, mince et avec un brushing toujours impeccable… encore moins dans la superwoman qui a des enfants parfaits, qui mène son ménage de main de maître et qui enchaîne voyages d’affaires et promotions chaque année.

Les pionnières de la seconde vague du féminisme se sont méfiées de la maternité et ont vu en elle l’origine de l’oppression que nous devions combattre. Elles avaient raison : la maternité imposée devait être un véritable cauchemar. Ne pas savoir si durant des mois ou des années on tomberait enceinte ou on serait à charge d’un ou de plusieurs enfants, s’avérait incompatible avec le développement de tout projet personnel. Sans contraception sûre ni accès à l’avortement, la seule manière de préserver son autonomie était la chasteté et le célibat, mais très peu osaient choisir délibérément cette voie.

Maintenant nous avons les moyens de nos choix.

Le féminisme – surtout le féminisme libéral et reformateur- est victime de son incapacité de considérer l’ humain dans sa dimension relationnelle : il ne suffit pas de définir un idéal de l’être, il est nécessaire d’observer comment est la vie quotidienne, comment sont les affects et les émotions. Le citoyen modèle est un homme blanc hétérosexuel et bon consommateur. Devons-nous nous assimiler à ce modèle ? Devenir ce modèle ?

Notre vie quotidienne est faite de rencontres et de relations avec d’autres êtres : hommes, femmes, parents, enfants, vieux, bébés, gens autonomes, gens dépendants… Elle est aussi faite d’interactions avec l’environnement. Il est urgent, aujourd’hui, de penser à un féminisme qui libère nos relations et qui nous offre du bonheur -ou au moins de la satisfaction- dans ce qui est quotidien et dans nos rêves. Ce féminisme-là nous oblige à penser l’égalité et la liberté dans un contexte relationnel. La question n’est plus « qui est l’ennemi principal ? » La question est « comment vivre et être heureux sans ennemi ? »

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