Comment éviter une épisiotomie


Le meilleur moyen d’y échapper c’est, évidement de bien prendre sa pilule, tous les jours à la même heure! Mais, bon… si vous lissez ces lignes, c’est que, peut être, c’est déjà trop tard pour ce conseil… Bon, alors, recommençons : Félicitations! C’est pour quand?

Le quart d’heure d’humour fini, passons aux choses sérieuses… et rien, mesdames, ne pourrait jamais être plus sérieux que notre intégrité physique. Il s’agit, précisément de ça : préserver notre corps d’une intervention chirurgicale qui nous est souvent présentée comme bénigne et anodine, mais qui s’avère, dans l’immense majorité des cas innécessaire, fruit d’une pratique archaïque et déshumanisante de la médecine.

Le premier conseil pour éviter l’épisiotomie, c’est de préférer un accouchement auprès d’une sage-femme libérale que d’un gynécologue. Les sages-femmes libérales prônent un accompagnement centré autour des besoins physiologiques de la femme. Le gynécologue est formé pour déceler et palier les pathologies, sa pratique s’oriente vers les problèmes et la plupart d’entre eux vont préférer « ne pas courir de risque » et pratiquer une épisiototmie, même si elle n’est pas nécessaire… c’est qu’ils sont formés pour gérer le risque…

Deuxième conseil : assurez vous que, lors de l’accouchement, vous allez pouvoir bouger librement. Accoucher dans une position que votre corps vous dicte est aussi synonyme d’écouter ses rythmes, de ne pas brusquer vos tissus, de ne pas violenter votre corps. Encore mieux si vous pouvez prendre un bain, et si vous accouchez dans l’eau… super! Il y a aussi moyen d’appliquer de huile d’amande douce sur le périnée, au moment de l’expulsion… ça aide, ça aussi!

Troisième conseil : si vous n’avez pas pu trouver une sage-femme libérale et que vous n’avez qu’un gynécologue à votre disposition, dites-lui clairement que vous préférez déchirer que d’être coupée. Ne le croyez pas s’il vous dit « je ne pratique des épisiotomies que quand c’est nécessaire » sauf s’il est capable de vous le prouver avec des statistiques fiables de l’ensemble de ses accouchements. Rappelez-vous, pour un gynécologue, la nécessité découle de son conditionnement par rapport aux risques… (et du fait que tout acte chirurgical qu’il pose compte sur la facture…). Si vous pouvez prendre la position que votre corps vous dicte, il est peu probable que vous déchiriez, et même dans ce cas-là, une déchirure suit « l’architecture » des tissus. Une coupure est, certes, plus facile à suturer, mais pas plus facile ( pour votre corps) à cicatriser! d’ailleurs, une épisiotomie ne garantit pas, non plus, que vous n’aillez pas avoir EN PLUS une déchirure. Les deux peuvent se cumuler!!!

Quatrième conseil : toujours au cas où vous n’avez pas le choix et que c’est un gynéco qui « vous accouche » Dites à votre compagnon (compagne? pourquoi pas?) de s’y interposer physiquement si nécessaire au cas où il s’apprêterait à prendre les ciseaux!

Cinquième conseil : pensez que si on vous coupe, vous n’avez pas la moindre chance d’éviter cette blessure et les points de suture qui en suivent… si, par contre, on vous laisse faire, vous avez des très bonnes possibilités de vous en sortir indemne!!!

Belle grossesse à vous!

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6 responses to this post.

  1. miam une bonne déchirure anale… ca guérit tellement mieux qu’une épisio…

    je suis contre l’épisio à tout va, ils font ca pour tout et n’importe quoi… et à force de leur dire d’arreter, certains arretent… et c’est pas 2semaine que tu ne peux plus t’assoir, mais 2 mois….

    je suis ok pour refuser l’épisio sans soucis valable, qu’on peut reconnaitre en accouchant…. mais de la à préferer la déchirure…..

    Réponse

  2. Posted by ecohumanist on 19 mai, 2008 at 12:13

    bienvenue julie!
    les déchirures anales sont extrêmement rares, contrairement à ce que les médecins veulent te faire croire!
    les risques d’une déchirure lorsque la parturiente a une liberté TOTALE de mouvement sont très petits, encore plus petits si on a eu l’occasion d’aller dans l’eau (ça aide les tissus à se détendre).
    en plus, une épisiotomie N’EXCLUT PAS le risque d’une déchirure.
    je préfère déchirer, oui! mais pas par le simple fait de déchirer, mais par le fait qu’en disant clairement au médecin que je « préfère déchirer », je lui INTERDIT de me couper : c’est le seul moyen d’avoir une chance de ne pas avoir des lésions au niveau du périnée.
    mercipour ton commentaire

    Réponse

  3. Posted by Monstro on 22 mai, 2008 at 1:06

    Si je peux me permettre, pour avoir été le témoin intime de deux accouchements, j’ajouterais à la liberté totale de mouvement, une gestion intelligente de la poussée : au moment du passage de la tête par la vulve, la sage femme recommandait de pousser MOINS fort mais de manière plus continue, en gérant le souffle, pour permettre aux tissus d’être étirés progressivement et non brutalement, comme dans le cas d’une poussée forte.

    Réponse

  4. Posted by Monstro on 28 mai, 2008 at 11:57

    J’ai oublié de citer la source. Voici qui est réparé :

    http://www.episiotomie.info/temoignages/temoignages/accouchement_vole….html

    Réponse

  5. Posted by marie on 22 février, 2010 at 3:17

    tres chouette article

    pour temoigner, n’oublions pas qu’ une dechirure peut avoir differents degrés.
    j’ai ecrit un projet de naissance pour mon premier , car j’ai du accouché en structure, j’ai dis que je preferais dechirer que un épisio, dans la mesure du possible. la sage femme a entendu et pris en compte ma demande , j’ai pu choisir ma position, bon sauf que j’ai du quand meme l’adapter a une table d’accouchement (pas la mieux mais pas la pire)… et j’ai effectivement dechiré… un peu…
    cette dechirure n’a impliqué que les tissus supperficiels, 3 ptits points et puis s’en vont, la sage femme a preferé recoudre et m’a meme mis une creme anesthésiante pour ne pas sentir « la couture ».
    (y’en aurai qui ne m’aurai pas mis d’anesthésie juste pour me faire comprendre…comprendre quoi au juste? as vous avez voulu joué a la Grande en accouchant sans peéri? enfin ce genre de chose qui remette en place, a quel place d’ailleurs?)

    je tire un grand chapeau a cette sage femme (que je ne connaissant pas de la grossesse) qui ma lu, ecouté , soigné , et fait confiance dans le plus grand respect qu’on puisse offrir en structure !

    donc dans les déchirures relativisons, il me semble que dans la majorité des cas ce n’est que la peau superficiels qui se dechire sur au pire 1 cm!
    mais que une épisio comprend trois plan de decoupe: les tissu les nerf et les muscle (rectifiez moi si je me trompes:)
    et que a priori cela peut etre certain nerfs qui remontent au clitoris qui peuvent etre sectionnés, et c’est irremediable.

    donc j’avoue que le discours de certaines dames (sans jugement pour autant) qui tent à dire que « mieux vaux une coupure net que une déchirure » , j’avoue avoir du mal, car c’est une phrase qui generalise et banalise , et que une déchirure est forcement pire qu’une épisio… enfin c’est comme ca que moi je l’entend?

    marie

    Réponse

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