Le tour des Déeses et Démeter


Me voilà partie à la découverte des Déesses. Merci Virginia, notre guide dans cette aventure.

Il s’agit d’un parcours que je viens de découvrir par un de ces hasards cibernétiques ou, peut-être, grâce à l’écoute de mes nouveaux besoins : introspection, ritualité, énergie et présence féminines bienveillantes.

Virginia es une psychothérapeute gestaltienne et propose ces ateliers de découverte des Déesses depuis plusieurs années.

Elle m’a présenté celui-ci comme une « opportunité » pour guérir… Personnellement, j’ai pensé « guérir de quoi? »… Mais l’intérêt par le sujet, les Déesses dépassait de loin ma méfiance vis-à-vis des démarches de « guérison » de toute sorte…

Je suis arrivé à La Floresta (quartier traditionnel de Quito) ce vendredi soir avec toute l’énergie d’une semaine chargée de petites frustrations (boulot alimentaire plutôt prenant, enfants collés devant la télé par manque d’organisation d’activités plus amusantes, mari fatigué des trajets interminables en bus…)

Six femmes autour d’un tapis garni de petits trucs à grignoter, thé et cigares… Un autel se dresse sur un coin avec des pierres, du bois de palosanto (bois qui es utilisé comme encens naturel), une bougie…

Après les présentations, on commence par une « ronde des Déesses », sorte de test qui évalue comment ces Déesses sont constellées en nous : mon score présente une Athéna plutôt forte, des Aphrodite, Déméter et Artémis en équilibre et des Héra et Perséphone plutôt en retrait. Rien d’étonnant après 8 ans à travailler dans une activité plongé dans l’esprit cartésien le plus pur, la rigueur, l’ordre de la cité, le rationalisme…

Une belle entrée en matière…

Le lendemain, hier, nous avons commencé notre travail sur Déméter : invocation, prière et découverte du mythe…

Déméter, mère nourricière, source de toute vie, gardienne des récoltes, de la fertilité, des cycles de vie, des menstruations, protectrice des femmes enceintes, de la Terre cultivée… une Pachamama!

Fille de chronos et Rhéa, elle appartient à la première génération des déités de la mythologie grecque. Elle se réalise en tant que mère et est le plus heureuse dans ce rôle… Mais sa fille, Perséphone, est enlevée et c’est sa sa blessure : perdre l’objet de son amour.

Déesse vulnérable car complète lorsque reliée à sa fille, elle va refuser de faire pousser les récoltes jusqu’à ce que Zeus lui rende sa fille… Elle conditionne sa générosité. Elle apprend à jouer le jeu du patriarcat.

Comment va ma Déméter intérieure? Plutôt équilibrée grâce au fait que je suis accompagnée d’un homme qui partage cet amour pour la famille, pour les activités liées au soin des enfants.

Mais Déméter me manque un peu : je voudrais être en contact plus étroit avec la Terre, ses cycles, mes cycles… Plus à l’écoute des besoins de vert, de tranquilité… Non, la vie en ville ne me satisfait plus du tout : j’ai besoin de campagne, de potager, d’un lieu createur de partage…

Quito, ma ville chérie, est devenue trop grande, trop brouillante, trop sèche… trop sale, trop laide… Je m’y perds, elle me fait mal avec ses klaxons, son smog, ses poubelles éventrées à chaque coin de rue… Depourvue à 95% de beauté, les seuls quartiers agréables sont des quartiers de riches, barricadés derrière des barbellées…

Je dois m’en aller…

Déméter, maman chérie, tu nous manques

Au niveau du groupe, toutes les femmes avons exprimé un manque de nourriture maternelle. Mères trop conditionnelles, trop préoccupées par d’autres choses…

D’autant plus nécessaire d’invoquer la Déesse, nous construire une mère dont les bras s’ouvrent à chaque fois qu’on a besoin d’être réconfortées, nourries, reconnues dans notre besoin de repos et d’amour.

Autres trucs liées à Déméter:

Les serviettes hygiéniques réutilisables/coupes vaginales : moyen pour être reconnectées avec nos cycles.

La contraception naturelle : mais personnellement, ça ne marchera pas pour moi… du moins pas encore!

 

 

 

 

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3 responses to this post.

  1. Magnifique article 🙂

    Si tu n’utilises pas la contraception naturelle, ça n’empêche pas d’observer les cycles, de noter les changements intérieurs…

    Réponse

    • Posted by ecohumanist on 8 novembre, 2010 at 5:09

      en effet, Grisouille! j’observe les changements du col, mais aussi ceux de la peau, des cheveux, le corps qui se gorge de liquides…

      mais ceux qui me secouent le pus sont les changements d’humeur : mon pessimisme durant la période pre-mentruelle, l’état de vigilance extrême pendant les règles et ma performance intellectuelle accrue juste après celles-ci.

      c’était d’ailleurs assez révélateur que lorsque j’ai invoqué Déméter, j’ai senti clairement que mon col s’ouvrait et quelques minutes après, j’ai eu les premiers pertes de sang… j’ai en mes règles ce jour-là.

      Réponse

  2. […] entre femmes hautement ritualisée. On a construit un autel pour consacrer des offrandes aux déesses, on a parlé en fumant le tabac… ça a l’air anodin, mais le tabac ritualisé, encadré […]

    Réponse

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